Craig Johnson

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Guy Bonnardeaux
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Re: Craig Johnson

Message par Guy Bonnardeaux » lun. 15 août 2016 13:22

Dernier message de la page précédente :

J'avais beaucoup aimé Little Bird, j'ai aussi beaucoup aimé celui-ci que je viens de terminer :

Points Policier P4326 ImageImage

Toujours le Sherif Walt Longmire dans le comté d'Absaroka, Wyoming, son team un brin déjanté, son ami de toujours Henry Standing Bear alias la nation Cheyenne et une intrigue finement conçue avec des pages truffées d'humour ou de bons mots comme :

"Elle regarda sa montre (... ) un petit chronographe dernier cri avec plus de cadrans que des pilules pour le foie dans une boîte Carter." p. 256
ou
"(...) un objet aussi utile qu'un accordéon dans une chasse au cerf." p. 333
et beaucoup d'autres ...

C'est excellent. Les bandelettes qui entourent les couvertures sont évidemment là pour pousser à acheter le livre, mais dans le cas de celui-ci, c'est bien dit et juste :
Image

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Re: Craig Johnson

Message par Guy Bonnardeaux » ven. 9 déc. 2016 14:56

Et revoilà le shérif Walt Longmire dans un bon roman, une fois de plus, de cet auteur talentueux et qui connait parfaitement son sujet et les lieux où il fait évoluer ses personnages :
ImageImage Points Policier n°P4101

Le roman date déjà de 2009 et semble se situer dans la chronologie avant Molosses.

Si Dark Horse veut littéralement dire cheval sombre, noir, il s'agit ici, comme l'explique très bien la traductrice, d'une expression idiomatique. Ces expressions sont légions en langue anglaise ( avec des différences dans l'anglais "américain" ) et il n'y a pas d'autre alternative que de les apprendre par coeur... Souvenirs, souvenirs...

Cela étant, Dark House en temps qu'expression n'est pas traduisible en français sinon par, peut-être, mais ce n'est même pas du français, l'idée d'outsider, quelqu'un qui ne montre pas ses talents, qui se dévoile peu. Dans une compétition quelconque ce peut être quelqu'un à qui on n'accorde au départ aucune chance.

Craig Johnson explique en fin de volume que l'expression provient de l'histoire d'un éleveur du 19ème qui, arrivant dans une ville où il n'était pas connu et où devait se dérouler une course, prétendait que sa monture n'était qu'un cheval de bât alors que c'était un étalon doté d'une grande rapidité. Il s'inscrivait dans la compétition qu'il gagnait, raflait le prix et la mise des paris et s'empressait de repartir plumer d'autres gogos dans d'autres petites villes ou villages ...

Il faut lire le roman pour comprendre l'utilisation de l'expression bien entendu mais croyez-moi, ce n'est pas une lecture ennuyeuse, au contraire. Le livre est très bon, bien écrit ( comme les autres du même écrivain ), fourmille de dialogues imparables, de rebondissements et découvertes. Il offre également un bon rendu de l'ambiance du Wyoming actuel où vit Craig.

On retrouve toute l'équipe de Longmire et aussi l'humanité et l'intelligence dont fait preuve ce shérif dans tous les romans qui lui sont consacrés.

De belles pages d'exaltation de la nature sauvage aussi dans cette contrée de la nation Cheyenne, des Crows, des Bighorns, de la Powder River...

Un grand bol d'air de l'ouest dans un western sauce années 2000...

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jean-luc
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Re: Craig Johnson

Message par jean-luc » ven. 9 déc. 2016 16:46

Merci Guy pour tes conseils de lecture toujours pertinents! :D

Suite à ton post initial, je me suis plongé dans les histoires de Longmire il y a quelques mois avec "Little Bird". J'ai vraiment aimé ce livre, autant pour l'histoire que pour l'ambiance que l'auteur parvient à insuffler dans son récit!

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Re: Craig Johnson

Message par Guy Bonnardeaux » mer. 25 janv. 2017 12:50

Le camps des morts ( Death Without Company )
ImageImage C'est le quatrième roman de Craig Johnson lu ces jours derniers et quel roman !

Probablement le plus intense des quatre, le plus passionnant.

Franchement, à lire les amis...

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Re: Craig Johnson

Message par Guy Bonnardeaux » dim. 2 juil. 2017 12:10

Tous les démons sont ici…
Points Policier P4611
ImageImage Le titre français rend de belle manière l’idée de l’original américain en « inversant » si l’on peut dire, la situation qu’il évoque pour dire la même chose. En effet, le titre original est Hell is emptyL’enfer est vide. Et donc Tous les démons sont ici…

Craig Johnson écrit en fin de volume, page 375, sous la rubrique « Remerciements » :

(…) l’écriture de Tous les démons sont ici est sans doute le défi le plus complexe que j’ai tenté de relever jusqu’à présent et, comme Dante, j’aurais trouvé difficile d’accomplir cette tâche sans l’aide de mes guides personnels qui m’ont initié aux différentes régions de l’au-delà. Dans ma contrée, la seule chose qu’on ne fait jamais, c’est discuter les paroles de ses éclaireurs indiens (…)

Je le crois aisément quand il évoque les difficultés que représentaient l’écriture de cette histoire qui est d’une densité rare, même si tous les romans de Craig que j’ai déjà lus et commentés ici sont, pour ce qui me concerne, d’une grande qualité de par leurs sujets mais aussi grâce à ces caractères humains que dégagent les personnages récurrents comme Walt Longmire, Henry Standing Bear et les autres.

Ce livre-ci est dur, âpre, violent – même si quelques traits d’humour caractéristiques de l’auteur ne sont pas absents – mais cette violence n’est pas le seul fait des ordures – dont un véritable monstre – à la poursuite desquelles s’est lancé le Sherif d’Absaroka, c’est aussi et pour beaucoup, celui de la nature sauvage des Bighorns, ces montagnes du Wyoming prises par l’hiver, chargées d’Histoire et hantées par les esprits des ancêtres des Cheyennes, Crees, Crows ou Lakotas…

Des montagnes dont les repères portent ces noms imagés, étranges, attirants : le col de Powder River, Little Big Horn, Cloud Peak Wilderness, Ten Sleep, South Fork, Baby Wagon Creek, Knife’s Edge…

La terrible poursuite dans ces lieux si durs que raconte l’auteur devient au fil du martyre que vit son héros, une sorte de parcours initiatique pour Longmire, tarabusté par les esprits errants des Indiens, de leurs vieilles légendes et croyances.

Un parcours comme l’Enfer de Dante, un livre qui devient une sorte de GPS de l’esprit au fil des pages…

Et c’est bien en enfer qu’il va Longmire, à peine remis des séquelles de sa dernière aventure dans ces montagnes battues par l’hiver, une histoire racontée – voir dans cette rubrique – dans Le Camp des Morts

Walt est seul, les renforts arrivent mais sont loin encore. Tous sont à la poursuite de ce monstre qui a tué un gosse et en transporte les ossements pour une cérémonie dont il est seul à connaître la signification.

Sa victime, le petit Owen White Buffalo, n’était autre que le petit-fils de Virgil White Buffalo, géant Crow qui vit quelque part, vêtu d’une peau de grizzly, dans ces montagnes dont il ne descend que de temps à autre pour se réapprovisionner chez son ami Henry Standing Bear, le Cheyenne.

Le livre est aussi une ode à la grande nature sauvage, ses paysages splendides mais battus à cette époque de l’année par de terribles tempêtes de neige qui brouillent les pistes, là où règnent des températures de – 40° et où sévit le terrible blizzard qui balaie tout, détourne les souvenirs des chemins à suivre pour l’homme perdu au milieu de ce déluge hivernal…

Les personnages habituels de l’entourage de Walt jouent un rôle plus effacé ici puisqu’ils le suivent de loin sans réussir à le rejoindre et le téléphone satellite fonctionne quand il le veut bien : l’irascible Vic, Henry Standing Bear, Ruby, le Basque, le chien qui n’a pas de nom, Cady…

Je m’enthousiasme souvent pour les livres qui me passionnent ( je ne commente jamais par principe ceux qui me déçoivent ou ne me touchent pas ) et je dois bien admettre une fois de plus que celui-ci fait aussi, dans son genre, sa grande entrée dans mon « panthéon littéraire » personnel, là où se trouvent les bouquins que l’on relit.

Je ne crois pas que qui lit ce livre puisse en être déçu.

Et comme le dit, entre deux chewing-gums, le Sherif Arapaho Joe Iron Cloud du comté de Washakie :

Ye-Ta-Hey !

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