La petite histoire du 7ème Art

Pour parler de musique, de cinéma, de peinture etc. Une seule rubrique par thème, SVP...
Avatar du membre
jean-luc
Marabout Collection
Messages : 8095
Enregistré le : sam. 24 sept. 2011 13:47

Re: La petite histoire du 7ème Art

Message par jean-luc »

Dernier message de la page précédente :

Et si Audrey Hepburn avait été l'héroïne du film "Out of Africa"...

Ce drame romantique a connu mille et une aventures avant de voir le jour.
Cette adaptation du roman autobiographique publié en 1937 sous le pseudo d’Isak Denisen (le nom de jeune fille de l’écrivain est Karen Christentze Denisen) est, en effet, au départ, envisagé comme un projet dont le rôle principal sera tenu par Greta Garbo. La « Divine » (qui mettra un terme à sa carrière en 1941 à l’âge de 36 ans !), va décliner la proposition.
Plus tard, Audrey Hepburn est à son tour approchée. Mais, comme elle l’a fait pour le rôle de « Cléopâtre, elle dit non à cette proposition.
Le projet n’est pas mort pour autant. Au fil des années, les noms d’Orson Welles, David Lean, Nicolas Roeg sont ainsi cités pour le mettre en scène, le dernier imaginant pouvoir y retrouver son héroïne du film « Ne vous retournez pas », Julie Christie, dans le rôle de Karen Blixen. Sans succès.
C’est finalement Sydney Pollack (« Propriété interdite » « On achève bien les chevaux » Jeremiah Johnson » « Le cavalier électrique »…) qui s’empare d’Out of Africa dans la foulée du film « Tootsie ».Le nom de Meryl Streep apparaît alors. Mais Pollack hésite. Pas sur son talent d’actrice, évidemment, mais parce qu’il craint qu’elle ne soit pas assez sexy pour le rôle.
La comédienne l’apprend et déboule au rendez-vous en chemisier très décolleté et soutien-gorge rembourré. L’effet est gagnant. Elle décroche le rôle !
L’un des couples les plus mythiques de l’histoire du cinéma est né : Meryl Streep-Robert Redford sont indissociables de leurs personnages, Karen Blixen et Denys Finch Hatton !

Une petite anecdote: par soucis d'authenticité, le réalisateur choisit de tourner le film entre l'Angleterre et le Kenya. En plus des nombreuses règles et restrictions imposées par le gouvernement kenyan, l'équipe a du faire face à un autre dilemme: l'interdiction stricte d'utiliser des animaux sauvages pour le divertissement a forcé la production à faire importer des lions dressés de Californie pour les besoins de certaines scènes.

L’univers de Karen Blixen a inspiré le cinéma. Son œuvre a engendré de très beaux films.
Orson Welles, qui adorait Karen Blixen- il a confié un jour qu’il « avait passé quatre ans de sa vie à lui écrire une lettre d’amour et qu’elle était morte avant de l’avoir terminée"- adapte en 1960 « Une histoire immortelle » dans laquelle Jeanna Moreau donne la réplique au maître.
Quant au Danois Gabriel Axel, il nous invite en 1986 au délicieux « Festin de Babette » (oscar du meilleur film étranger : Stéphane Audran y incarne l’ancienne communarde exilée en Norvège qui, ayant gagné à la loterie, régale les villageois des trésors de la gastronomie française.
Modifié en dernier par jean-luc le jeu. 29 sept. 2022 07:37, modifié 1 fois.

Avatar du membre
aristide hergé
Marabout Géant
Messages : 16803
Enregistré le : sam. 11 juil. 2009 02:00
Localisation : Cherchez l'anagramme ...

Re: La petite histoire du 7ème Art

Message par aristide hergé »

aristide hergé a écrit :
lun. 26 sept. 2022 18:27
Merci Jean-Luc, très intéressant ! :pouce:
Perso j'ignorais tout de la genèse de ce film :chepa:
Je m'auto-cite après ce nouveau post ;)
Juste pour ajouter que j'aime beaucoup Audrey Hepburn : beauté, élégance, discrétion : la grande classe réservée à très peu de stars :cheers:
"Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j'apprends" (Nelson Mandela)

Avatar du membre
yan59
Marabout Géant
Messages : 11544
Enregistré le : mer. 19 mai 2010 02:00
Localisation : un petit village du Ferrain, au nord de Lille

Re: La petite histoire du 7ème Art

Message par yan59 »

J'ajouterai que, quand on compare la classe des stars de cette époque et celles qu'on nous inflige aujourd'hui, on a du mal à saisir à quel moment c'est parti en c ... acahuète ! 😱
La bière c'est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais combien on va en prendre !

Avatar du membre
Michel
Marabout Collection
Messages : 6309
Enregistré le : ven. 10 juil. 2009 02:00

Re: La petite histoire du 7ème Art

Message par Michel »

aristide hergé a écrit :
mer. 28 sept. 2022 16:45
aristide hergé a écrit :
lun. 26 sept. 2022 18:27
Merci Jean-Luc, très intéressant ! :pouce:
Perso j'ignorais tout de la genèse de ce film :chepa:
Je m'auto-cite après ce nouveau post ;)
Juste pour ajouter que j'aime beaucoup Audrey Hepburn : beauté, élégance, discrétion : la grande classe réservée à très peu de stars :cheers:
Je me suis refait hier soir "Diamant sur canapé" ou plutôt (Breakfast at Tiffany's) et je me suis régalé ! De plus la musique de Mancini est superbe :pouce:
Si les cons étaient fluorescents, ce serait la terre qui éclairerait le soleil !!!

Avatar du membre
Serge
Marabout Sport
Marabout Sport
Messages : 2278
Enregistré le : sam. 11 juil. 2009 02:00
Localisation : Laneuveville devant Nancy

Re: La petite histoire du 7ème Art

Message par Serge »

Image

Avatar du membre
jean-luc
Marabout Collection
Messages : 8095
Enregistré le : sam. 24 sept. 2011 13:47

Re: La petite histoire du 7ème Art

Message par jean-luc »

La belle famille du cinéma français...


Michel Piccoli à propos de Jean-Paul Belmondo:
"Nous sommes quelques-uns à l'appeler "l'acteur commercial"


Jacques Brel à propos de Charles Aznavour:
"Aznavour est le seul homme que je connaisse capable de rentrer debout dans une Rolls."

Jean Rochefort à propos de Guy Bedos:
"Oh oui, nous les élèves du Conservatoire, nous avions beaucoup d'admiration et d'estime les uns pour les autres. Un peu moins pour Guy Bedos."

Jean-Pierre Mocky à propos des César:
"Les César sont aux Oscar ce que la saccharine est au vrai sucre"

Béatrice Dalle à propos de Claude Lelouch:
"Ce qui est pénible avec Lelouch c'est que c'est Louis XIV et sa cour. Quand il rit, la cour rit. Quand il n'est pas content, la cour n'est pas contente."



Michel Simon à propos de Gérard Philippe:
"Gérard Philippe un acteur? Vous me faites rire... Dans "La Beauté du Diable", j'avais l'impression de jouer devant un mur."

Emmanuelle Seigner à propos de Juliette Binoche:
"Je crois que j'ai un beau corps. J'ai pourtant le même âge que Juliette Binoche"

Des phrases qui tranchent avec les promotions actuelles dans les médias où "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil!

Avatar du membre
Back Door Man
Marabout Géant
Messages : 20754
Enregistré le : sam. 11 juil. 2009 02:00
Localisation : Normandie Forever
Contact :

Re: La petite histoire du 7ème Art

Message par Back Door Man »

Hé bé ça balance dur :w:
C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que certains ont l'air brillant avant d'avoir l'air con

https://www.flickr.com/photos/gildays/

Avatar du membre
Serge
Marabout Sport
Marabout Sport
Messages : 2278
Enregistré le : sam. 11 juil. 2009 02:00
Localisation : Laneuveville devant Nancy

Re: La petite histoire du 7ème Art

Message par Serge »

:mdrbis: J'aime bien celle de Brel sur Aznavour !... :mdrbis:

Avatar du membre
Guy Bonnardeaux
Marabout Collection
Messages : 7824
Enregistré le : lun. 27 juil. 2009 02:00
Localisation : In A Yellow Submarine on its way to Strawberry Fields, I Imagine ..

Re: La petite histoire du 7ème Art

Message par Guy Bonnardeaux »

:mdrbis:

Avatar du membre
jean-luc
Marabout Collection
Messages : 8095
Enregistré le : sam. 24 sept. 2011 13:47

Re: La petite histoire du 7ème Art

Message par jean-luc »

Et si John Travolta avait été le Morrison des Doors...


Ce projet fut longtemps un des serpents de mer de Hollywwod.
Dès le début des années 80, Martin Scorcese, William Friedkin, et Brian de Palma songent à s'attaquer au mythe Jim Morrison, sans que rien ne se concrétise.
C'est là aussi que naissent les premières réflexions sur le casting. Danny Sugerman, l'ancien manager des Doors, imagine John Travolta auréolé du double carton "La Fièvre du samedi soir" et "Grease". Une rencontre est organisée avec les membres du groupe mais le verdictest sans appel: ils le trouvent trop gentil pour incarner la face la plus sombre du chanteur.
Dans la foulée, tout un tas de nom vont circuler: des acteurs (Tom Cruise, Johnny Depp...), des rock stars (Bono, Michael Hutchence...).
Quand Oliver Stone, qui a déjà un "beau palmarés cinématographique" ( "Salvador", "Platoon", "Wall Street", "Né un 4 juillet"), prend les commandes, il a aussi un nom en tête: Ian Atsbury, le chanteur du groupe "The Cult". Mais celui-ci décline, goûtant peu la manière dont Morrison est traité dans le scénario (le film fait la part belle à la toxicomanie du personnage en mettant un peu de côté le côté créatif des Doors et de Morrison).
C'est à ce moment que le réalisateur reçoit une VHS d'un comédien qu'il a repéré dans le film "Top Gun": Val Kilmer. Celui-ci a investi plusieurs milliers de dollars pour faire cette bande démo de huit minutes où il chante et apparait à l'écran à différentes étapes de sa vie. Le résultat bluffe Stone comme les membres des Doors, incapables de distinguer à l'oreille qui chante: Kilmer ou Morrison.
Le comédien décroche ainsi l'un de ses plus grands rôles (il est Jim Morrison) aux côtés de Kyle Mac Lachlan, lui aussi incarnant Ray Manzarek avec vérité!

Avatar du membre
Guy Bonnardeaux
Marabout Collection
Messages : 7824
Enregistré le : lun. 27 juil. 2009 02:00
Localisation : In A Yellow Submarine on its way to Strawberry Fields, I Imagine ..

Re: La petite histoire du 7ème Art

Message par Guy Bonnardeaux »

Cher Jean-Luc, merci et grand bravo pour ta culture cinématographique :pouce:

Répondre

Retourner vers « Les Arts »